Auteur/autrice : jllar

  • Exposition permanente    « Les Clefs du Festival » à la Maison Jean Vilar (2025)

    Exposition permanente « Les Clefs du Festival » à la Maison Jean Vilar (2025)

    Pour la création de sa première exposition permanente « Les Clefs du Festival : l’aventure du Festival de ses origines à nos jours« , Demaiin.org était partenaire de la Maison Jean Vilar . Installation audio-visuelle et création sonore : on vous raconte.

    En 1947, Jean Vilar crée le Festival d’Avignon. Depuis, chaque mois de juillet, Avignon devient la capitale mondiale du spectacle vivant. La Cité des Papes se métamorphose en un immense théâtre et accueille plus de 400 000 festivaliers. 
    Avec l’exposition Les Clés du Festival, les visiteurs sont invités toute l’année à découvrir cette grande aventure collective à travers un parcours immersif au coeur des archives de la Maison Jean Vilar et des collections de la Bibliothèque nationale de France. Photographies, films, enregistrements sonores, affiches, programmes, notes et correspondances inédites, décors emblématiques, dessins originaux, maquettes et costumes de légende !
    De son origine à nos jours, en passant par la création du OFF en 1966, une invitation à explorer ce festival unique et à entrer dans les coulisses de sa fabrication. En confiant ainsi à un large public “les clés du Festival”, cette exposition, dont le commissariat est signé par Antoine de Baecque, entend prolonger le geste fondateur de Jean Vilar : pour toutes et pour tous.

    La scénographe de l’exposition, Claudine Bertomeu, a demandé à JLL de rejoindre l’équipe de création, pour la création sonore. Cependant, les besoins techniques audiovisuels étaient considérables, et outre la création sonore, on s’est vite aperçu qu’il y avait bien plus à réaliser. C’est donc le collectif Demaiin.org qui a été associé à la réalisation de cette exposition. Les modules de lecture des vidéos (une trentaine) ont été conçus sur des bases open-source, et le choix des systèmes d’écoute s’est porté sur une idée originale : des enceintes plutôt que des casques. Ceci évite des contraintes d’hygiène, ce qui est important pour une exposition prévue pour au moins cinq ans. Les enceintes permettent aussi une écoute partagée, et réduisent le nombre d’appareils à entretenir.
    Pour ce faire, Demaiin.org a proposé des enceintes issues de l’histoire du Festival, et des systèmes originaux de sonorisation de la Cour d’Honneur.

    La Cour d’Honneur est un lieu où tout est immense : gradins, scène, murs… ce qui pose beaucoup de problèmes quant à la sonorisation des spectacles, et des comédiens tout d’abord. Pour aider les acteurs à se faire entendre du public, un système a été imaginé par André Serré, alors conseiller son du Festival, qui consiste à placer dans les gradins, sous les pieds des spectateurs, des enceintes… une enceinte tous les trois sièges environ, soit plus de 700 en tout. La gestion de cet ensemble est assez complexe, mais produit une masse acoustique qui vient en soutien de la parole nue, en respectant la localisation de la voix sur scène. Ce dispositif a été installé en 1995 et utilisé pour la première fois par Jérôme Deschamps et Macha Machaieff pour Les pieds dans l’eau.
    C’est donc un dispositif très particulier et cohérent avec le thème de l’exposition qui s’offre aux visiteurs pour écouter toutes les vidéos distribuées dans l’exposition. Il n’y a pas de pollution sonore lorsque les enceintes sont replacées sur leurs socles, ce qui permet d’être immergé dans les créations sonores en multidiffusion spatialisée des différentes parties de l’exposition, réalisées par Marie Darodes à partir d’archives rares conservées à la MJV et à la BNF, de sources fournies par la Compagnie des Indes, et de compositions originales.

    L’association a offert à la Maison Jean Vilar les enceintes, qui ont été remises en état (après trente ans de stockages divers, et cinq ans d’exposition aux intempéries durant le festival, il y avait de la maintenance à réaliser), et raccordées aux boîtiers réalisés.
    Les diffusions d’ambiance diffusées via Reaper sur un système multipoint.

    Le collectif, en la personne de Jean Louis Larcebeau, a aussi réalisé la synchronisation des lumières et de la vidéo des Cent Spectacles, un point central de l’exposition. Un système de QR codes audio a été mis en place pour les mal voyants, etc…

    Chaque année une partie de cette expo est investie par un metteur en scène, c’est en 2026 Julien Gosselin qui a eu carte blanche, pour raconter son Festival.

    Jean Louis Larcebeau et Marie Darodes à l’inauguration de l’exposition Les Clefs du Festival, juillet 2025.
  • MUTAPHONES à l’Ardénome (2020)

    MUTAPHONES à l’Ardénome (2020)

    du 11 au 25 juillet 2020

    En 2020, au Grenier à Sel, alors Ardénome, Demain.org a participé aux 20 ans d’AvignoNumérique, dans le projet Mutalogues, pour la mise en place technique d’une reconstitution de l’ambiance sonore de la place du Châtelet au Moyen-Age, et dans cette installation a mené plusieurs travaux sonores en multidiffusion, en écriture théâtrale et composition musicale.
    Veronika Soboljevski, la compagnie Maâloum, Laetitia Mazzolini étaient nos invités.


    Scéno sonore au plateau

    Quentin Bonani et Laetitia Mazzolini – Avec la participation de Jean-Louis Larcebeau

    Si le plateau de théâtre devient un espace sonore, faudra t’il fermer les yeux pour voir les comédiens ? Que se passe-t-il si on écoute une scénographie ?



    D U O pour theremin et espace multiphonique

    Veronika Soboljevski et Jean-Louis Larcebeau étaient à Ardenome avec un theremin et le soft développé par François Weber, Axoa.

    Le theremin est-il spatialisable ?  Ou est-ce que la polyphonie peut naître de battements ? Expérimentations de diffusion live dans un espace sonore environnant l’auditeur et le musicien.



    ✩Slowly Snoopy✩
    Asmr/foodporn/sloppy tune/dirty cookies
    Meet Snoopy…

    Texte et son : Rémi Billardon
    Voix : Sophie Rey / Isabelle Provendier / Rémi Billardon

    Derrière ✩Slowly Snoopy✩, une intimité que l’on partage entre inconnus, des réseaux qui rendent plus floues les frontières entre privé / public, consommation / produit, désir / dégoût, une singularité où tout le monde raconte la même chose tout en se répétant « Je suis plus beau que vous »

    Slowly Snoopy sur SoundCloud



    « Que ma Joie demeure », lecture musicale spatialisée

    Léa Lachat et Stéphane Morisse proposent en collaboration avec Maxime Le Gall de la Cie Maäloum (collectif de comédiens et musiciens travaillant, entre autres, sur des lectures musicales), une mise en son et en espace des premières pages de « Que ma joie demeure «  , de Jean Giono.

    La nuit est d’une telle beauté là-haut, sur le plateau Grémone, que Jourdan ne résiste pas à l’envie de sortir labourer à la clarté des étoiles pour goûter cette nuit exceptionnelle. En lui sourd une mélancolie diffuse et indéfinissable. Et tandis qu’il creuse ses sillons il pressent que quelque chose va se produire qui arrachera à la morne vie des plateaux les quelques habitants de ce coin isolé de Haute-Provence.

    Lecture : Maxime Le Gall
    Accordéon : Léa Lachat
    Mise en espace et traitements sonores : Stéphane Morisse