Catégorie : Evénement

  • Mémoires au Rebond {phantom} (2024)

    Mémoires au Rebond {phantom} (2024)

    Mémoires au Rebond {phantom}, de Marie Darodes, aborde la Chapelle du Miracle comme un instrument de musique amplifié, une architecture sonore vibrante et résonnante, à travers un dispositif comptant une douzaine d’enceintes, comme autant de résonateurs dans l’acoustique hétérogène de l’édifice.
    Présenté lors à l’occasion du Parcours de l’Art 2024, c’est une invitation à la déambulation libre, les oreilles grandes ouvertes dans une mise en scène de l’espace minimaliste.


    Un travail de mémoire

    Hétérogènes, les mémoires de cet édifice inscrit aux monuments historique depuis 1947 le sont, car en 700 années d’existence, les communautés religieuses et les usages du bâtiment ont été nombreux. Une frise chronologique détaillée présentée en introduction de l’exposition en atteste. Son architecture aussi est composite : de l’édifice d’origine ne subsistent que quelques éléments. Sa façade a été reconstruite deux fois, des chapelles latérales ont été bâties, d’autres détruites, le sol a été surélevé à plusieurs reprises, le béton s’est immiscé dans la construction de pierre, des murs se sont effondrés, d’autres ont été élevés, des ouvertures sont apparues, certaines ont été fermées…

    A l’écoute des mémoires qui s’enchevêtrent et prennent corps dans cet espace particulier, Mémoires au Rebond interroge avec poésie les pierres et leurs murmures et offre une écoute ludique et vivante du patrimoine construit. Impartiaux témoins du temps, des mains qui les ont façonnés, des vies et des mœurs de ceux qu’ils ont abrité, des troubles et des joies des âmes qui les ont habités : qu’auraient donc à nous raconter les murs de la Chapelle du Miracle ?


    4 tableaux sonores en écoute déambulatoire

    Marie Darodes, instigatrice du projet, tente ici une réponse à cette question en présentant une œuvre en quatre tableaux sonores immersifs, évoquant quatre époques marquantes sans en tenter la représentation (Les Repenties 1343-1575, Les Minimes 1575-1796, Notre-Dame-du-Tonnerre 1752-1796, Les Pompes Grillot 1932-1996).

    Œuvre en écoute déambulatoire immersive dans un système de diffusion spatialisé conçu in situ, avec, et pour la Chapelle du Miracle, c’est aussi un exercice d’écriture poétique reposant sur un travail de recherche historique, de repérage acoustique pour remonter les trajectoires des sons de cet espace particulier, et une recherche de composition de motifs, de dynamiques, d’évocations et de narratives.

  • OFFSHORE P.O.V. (2024)

    OFFSHORE P.O.V. (2024)

    Une installation de Rémi Billardon à L’Eveilleur (Avignon)


    Bande magnétique, magnétophones, matériaux mixtes.
    Écoute au casque.

    La seconde édition du festival Émouvance (suspendue) proposée par l’Eveilleur en octobre 2024 est une invitation à ralentir qui vise à interroger nos manières de produire, de créer et de consommer de l’art au prisme de la lenteur.

    OFFSHORE est une plate-forme autel fragile, une radio bateau-pirate voguant par-delà les frontières et revendiquant la lenteur comme un désobéissance enfantine face à la recherche absurde de toujours plus d’efficience.
    Comme un vent de terre qui pousse au loin vers le large quelques paisibles utopies.


    Mais Offshore n’est pas que mer, il est aussi quelque part entre ciel et terre, un espace contemplatif non totalement défini où chacun peut y faire voyager ses pensées.

    Ici, le choix de ces magnétophones n’est ni mémoriel, ni archiviste, ce qu’ils racontent est actuel, ils sont l’outil de la décélération, une low technologie qui impose par son fonctionnement un écoulement du temps dont il est impossible de s’affranchir autant dans la création de la bande que dans sa lecture.
    Il y a également l’envie de redonner corps au son, il devient visible, palpable, précédé par le bruit léger des moteurs et de la bande qui circule dans les bobines.
    A travers la bande magnétique, la volonté de donner à voir un cheminement physique et émotionnel qui nous relie et nous connecte.
    Cette boucle est générative, elle est en constante évolution, il n’y a donc pas de retour à l’état initial, mais une projection vers l’infini.

    L’écoute au casque, quant à elle, nous ramène à l’intimité de nos soirées à écouter, en secret, la radio sous l’oreiller.

    S’inscrivant dans la démarche de demain.org, dans sa volonté décroissante, Offshore est composée essentiellement d’éléments de seconde main et/ou upcyclés.


    Offshore a été créé en étroite collaboration avec Jean)Louis Larcebeau et sous le regard inspiré de Camille Protar.
    Ce projet a été généreusement accueilli en résidence par l’Archivolt-Chapelle du Miracle (Avignon).

  • L’écriture du son dans l’espace plateau / Les enjeux de la spatialisation sonore : table ronde le lundi 6 mai à l’ISTS d’Avignon

    L’écriture du son dans l’espace plateau / Les enjeux de la spatialisation sonore : table ronde le lundi 6 mai à l’ISTS d’Avignon

    Co-organisé par François Weber, le collectif demain.org

    et l’ISTS proposent un nouveau rendez-vous d’échange et d’expérimentations.
    Après Périgueux (St Paul de Serre) en aout 2021 et Nantes en Mai 2022, c’est à Avignon, dans l’atelier de l’ISTS, que nous vous invitons à prolonger la réflexion autour de l’écriture du son dans l’espace du plateau.

    Pour cette nouvelle session, programmées les 5 et 6 mai 2024, plusieurs thèmes seront proposés :

    • retours d’expériences

    • écoutes

    • outils de production (de la prise de son au mixage, quel ‘workflow’ ?)

    • outils de diffusion…

    • Écriture du mouvement : « Ça bouge… et alors ? »

    • Actualités

    Ces rencontres sont ouvertes aux concepteurs(trices)/régisseurs(euses) Son, aux scénographes, metteur(e)s en scène/piste, chorégraphes, artistes, chercheurs(euses), étudiant(e)s …

    La prochaine table ronde annuelle aura lieu en avril 2025 à l’ENSATT.

  • demain.org en résidence à Archivolte-Chapelle du Miracle

    demain.org en résidence à Archivolte-Chapelle du Miracle

    février 2024

    En février dernier, à 11°C température ambiante, demain.org au complet posait ses valises à Archivolte-Chapelle du Miracle, pour presque trois semaines de résidence rue Velouterie..!
    L’occasion d’expérimenter une multi-diffusion à 16 canaux dans un lieu (très)particulier, de tester les nouveaux la granulation de l’élastique (ou l’élasticité de la granulation, je ne sais plus), la spatialisation en live de l’accordéon circassien, une captation sonore en 360° d’un vélo-orchestre pour trois sonneur de campane, les rebonds des balles et des échos disruptifs… et tout un tas de machine pleines de fils, de câbles et de sucres en tout genre.
    Ça fuse et ça diffuse !
    Du beau à venir !

    Promis, la prochaine fois on essaie de faire des photos moins floues.

  • « URBAN C » à Émouvances Portées (2023)

    « URBAN C » à Émouvances Portées (2023)

    En 2023, c’est au tiers-lieu l’Éveilleur que le collectif s’installe, pour Émouvances Portées, dans un travail qui prolonge un atelier de découverte ouvert librement au public proche du tiers-lieu qui avait eu lieu fin août, autour de la collecte des sons propres au quartier, et donne en résultat des bornes d’écoute et une installation plastique en multidiffusion faite entièrement d’enceintes et amplis de récupération.

    « Émouvance portée » est une exposition collective proposée par le tiers-lieu l’Éveilleur (quartier St-Ruf à Avignon), du 30 septembre au 22 octobre 2023. « Émouvance portée » est une invitation à s’interroger sur la portée de nos actions, de nos créations et des messages que nous laissons derrière nous.

    Plusieurs artistes locaux ont joué le jeu de s’approprier cette thématique pour imaginer des œuvres écoresponsables, à la fois dans leurs conceptions et dans les messages qu’elles portent.

    À travers une déambulation accessible à tous et toutes, le public est invité à découvrir leur travail et à se questionner à son tour au sujet de notre empreinte. Empreinte au sens de l’identité, mais également au sens de la mémoire que nous transmettons, du lien que nous avons aux autres et à notre environnement, et de notre impact sur ceux-ci.
    Émouvance, c’est aussi un temps de partage convivial en présence des artistes, qui mêle échanges et sensibilisation.

    « Émouvance » est né de la volonté de plusieurs personnes de créer un éco-évènement artistique régulier sur le territoire du Vaucluse. Chaque année, le souhait est posé de tisser des liens avec des lieux et structures du territoire vauclusien pour faire voyager ce projet et lui donner différentes formes, toucher différents publics, toujours en expérimentant les valeurs de participation, mutualisation et coopération.


    « URBAN C »

    Lino, hauts-parleurs. Techniques mixtes et mixées
    Rémi Billardon / Quentin Bonani / Marie Darodes / Jean-Louis Larcebeau

    Dans cette installation, le quartier est ébauché, c’est une maquette abstraite dans laquelle le public circule, pour écouter des propositions qui décrivent poétiquement ce qui est partout au-delà dans la vie de chacun et chacune. Nos matériels sont pour la plupart des objets récupérés, restes de notre course au progrès technique qui s’accordent à tracer les souvenirs des sons oubliés ou négligés.

    La mulitidiffusion amène à prêter l’oreille, à choisir aussi ce que l’on veut entendre, à renouer avec l’écoute critique qui nous permet de comprendre notre environnement et à ne plus le subir.

    Il ne s’agit pas de reconstitution historique d’un ambiance sonore d’un quartier, même si le travail vise aussi à constituer une base de données sonore décrivant le quartier Saint Ruf, ici et maintenant, avec ce tramway qui a tout changé récemment… il s’agit de moments à partager ensemble, d’interprétations à partager, d’abstractions figuratives nées de la recherche initiale.

    Il s’agit de se réunir dans l’écoute.


    A (ré)écouter du SoundCloud :

    Morning Return 2’00. Rémi Billardon

    PARK 7’43 Rémi Billardon

    Célérité 2’21 Quentin Bonani

    Bicircle (baɪsɪrkᵊl) 4’04 Marie Darodes

    De La Nuit Au Crépuscule 8’18 Jean-Louis Larcebeau

  • MUTAPHONES à l’Ardénome (2020)

    MUTAPHONES à l’Ardénome (2020)

    du 11 au 25 juillet 2020

    En 2020, au Grenier à Sel, alors Ardénome, Demain.org a participé aux 20 ans d’AvignoNumérique, dans le projet Mutalogues, pour la mise en place technique d’une reconstitution de l’ambiance sonore de la place du Châtelet au Moyen-Age, et dans cette installation a mené plusieurs travaux sonores en multidiffusion, en écriture théâtrale et composition musicale.
    Veronika Soboljevski, la compagnie Maâloum, Laetitia Mazzolini étaient nos invités.


    Scéno sonore au plateau

    Quentin Bonani et Laetitia Mazzolini – Avec la participation de Jean-Louis Larcebeau

    Si le plateau de théâtre devient un espace sonore, faudra t’il fermer les yeux pour voir les comédiens ? Que se passe-t-il si on écoute une scénographie ?



    D U O pour theremin et espace multiphonique

    Veronika Soboljevski et Jean-Louis Larcebeau étaient à Ardenome avec un theremin et le soft développé par François Weber, Axoa.

    Le theremin est-il spatialisable ?  Ou est-ce que la polyphonie peut naître de battements ? Expérimentations de diffusion live dans un espace sonore environnant l’auditeur et le musicien.



    ✩Slowly Snoopy✩
    Asmr/foodporn/sloppy tune/dirty cookies
    Meet Snoopy…

    Texte et son : Rémi Billardon
    Voix : Sophie Rey / Isabelle Provendier / Rémi Billardon

    Derrière ✩Slowly Snoopy✩, une intimité que l’on partage entre inconnus, des réseaux qui rendent plus floues les frontières entre privé / public, consommation / produit, désir / dégoût, une singularité où tout le monde raconte la même chose tout en se répétant « Je suis plus beau que vous »

    Slowly Snoopy sur SoundCloud



    « Que ma Joie demeure », lecture musicale spatialisée

    Léa Lachat et Stéphane Morisse proposent en collaboration avec Maxime Le Gall de la Cie Maäloum (collectif de comédiens et musiciens travaillant, entre autres, sur des lectures musicales), une mise en son et en espace des premières pages de « Que ma joie demeure «  , de Jean Giono.

    La nuit est d’une telle beauté là-haut, sur le plateau Grémone, que Jourdan ne résiste pas à l’envie de sortir labourer à la clarté des étoiles pour goûter cette nuit exceptionnelle. En lui sourd une mélancolie diffuse et indéfinissable. Et tandis qu’il creuse ses sillons il pressent que quelque chose va se produire qui arrachera à la morne vie des plateaux les quelques habitants de ce coin isolé de Haute-Provence.

    Lecture : Maxime Le Gall
    Accordéon : Léa Lachat
    Mise en espace et traitements sonores : Stéphane Morisse